Cours de santé publique...

LES DEUX NIVEAUX DE SOIN EN SANTE PUBLIQUE

A/ Soins de santé primaire

1-      Définition :

Soins essentiels, curatifs, préventifs et promotionnel reposant sur des méthodes, des techniques et des pratiques scientifiquement valables rendues universellement accessible à tous avec la pleine participation de la communauté et à un coût acceptable pour le pays.

2-      Déclaration d’Alma Ata (1978 en Russie) cf. polycopié

B/Santé communautaire

1- Communauté : collectivité, groupe de personnes qui régissent leurs vies ensemble selon     des principes partagés et accepter par chacun et reconnu comme tel par tous ce qui implique des liens étroit.

2-      Santé communautaire : C’est un processus par lequel les individus et les familles

d’une part prenne en charge leur propore santé et leur propre bien être comme ceux de la communauté. D’autre part développe leurs capacités de concourir à leur propre développement comme celui de la communauté. Introduit la notion d’engagement individuel et communautaire. Participation active de chacun qui agit au niveau local.

C/ Promotion de la santé :

      1 - Charte d’Ottawa ( 1986 au Canada) cf. polycopié

      

      2- Déclaration de Jakarta (1997 en Indonésie) cf. polycopié

Le bilan après la charte d’Ottawa : réflechisse sur les déterminants de santé.

      

      3- Prévention

     Prévention : ensemble de mesure qui ont pour but d’éviter l’apparition ou de réduire la gravité d’une pathologie ou plus généralement d’un pb de santé ainsi que d’éviter les récidives.

a.      Prévention primaire

Consiste à entretenir unb état de santé présumé bon ou normal en évitant l’apparition de toute maladie, accident ou problème de santé par l’élimination à sa cause initiale ou principale. ( ex : vaccination, campagne publicitaire…)

      û Taux d’incidence : nombre de nouveaux cas sur une période donnée ou ciblée

      û Prévalence : nb total de cas existant sur une période donnée par rapport à la population à cette date.

b.      Prévention secondaire

Consiste à identifier une maladie ou un pb de santé avant qu’elle ne produise des effets cliniques irréversibles.

      û Dépistage : il n’y a pas de signes cliniques de la maladie. Repose sur l’identification des symptômes précurseurs, des lésions anatomiques ou biologiques.

      û Diagnostic précoce : repose sur le principe que si le traitement d’une maladie et d’autant plus facile et efficace s’il intervient au stade initial de la maladie

c.       Prévention tertiaire

Consiste à éviter l’évolution d’une maladie ou un problème de santé vers des conséquences indispensables et des infirmités.

Exemple pour un infarctus du myocarde :

Prévention primaire :

-         alimentation équilibrée (fruits, légumes,abscence de graisse..)

-         pas de tabac, alcool

-         pratique sport

-         attention au stress

Prévention secondaire

-         dépistage facteurs de risque

-         consultation régulière cardiologue (ECG, glycémie..)

      Prévention tertiaire

-         Eliminer les facteurs de risque (consult. Tabaco, alimentation, proposer activité sport…)

-         Suivi

D/ HISTOIRE DE LA SANTE PUBLIQUE

-         19ème siècle : Ignaz Philip Semmelweiss, comprend à quoi sont dû les fièvres puerpérales. Grâce à la mise en place de mesures d’hygiène simple il les fait diminuer.

-         19ème siècle : Pasteur travaille sur la fermentation des êtres vivants à part entière responsable de la fermentation. Il découvre l’infiniment petit.

1879 : fait culture des microbes du cholera

1885 : vaccin contre la rage

            On voit apparaître de véritables notions de santé publique : dépistage, vaccination, organisation sanitaire, traitement des eaux usés.

-         Début du XXème : vision hygiéniste de la santé publique

1902 : parution de la charte de l’hygiène publique

û Vaccin contre la variole

û Déclaration des maladies infectieuses, la désinfection des locaux…

û La surveillance des sources d’eau potable et renforcement de la notion d’insalubrité des locaux

û 1ers contrôles médicaux

-         Seconde guerre mondiale : évolution de la prévention, des diagnostics et des traitements.

-         1945 : création de la sécurité sociale

-         1946 : création de l’OMS

Son 1er objectif  « donner la possibilité à toutes les nations d’atteindre le plus haut niveau de santé ». Le plus grand succès de l’OMS est l’éradication de la variole par des campagnes de prévention

-         L’épidémiologie fait son entrée, étudie des populations et non pas des individus. Elle permet de dire :

      û   Un agent peut être la cause d’une maladie

      û   Des facteurs sont susceptibles d’en augmenter la fréquence

û       Le mode de transmission

û       L’évolution des conséquences

û       L’efficacité des mesures prises

-         L’éducation sanitaire qui est axée sur la transmission du savoir.

-         1970 : Définition de la notion de soins de santé primaire

-         Fin du XXème et début du XXIème : Campagnes +++ et de moins en moins d’impact

-         La notion de promotion de la santé : charte d’Ottawa en 1986 et la Charte de Jakarta en 1997.

I/ Définition :

-         C’est la science qui statistiquement l’état de santé des divers groupes humains.

-         Son but est de pouvoir améliorer les connaissances dans un but descriptif et comparatif.

-         Mesurer l’état de santé des populations pour faire une relation entre l’état de santé et les différents facteurs de cette population (âge, sexe, environnement…)

-         Historiquement l’épidémiologie apparaît à la fin du 19ème siècle avec Pasteur qui donne une impulsion pour la vaccination et la recherche. Il fallait des fonds pour ses recherches et donc une argumentation.

-         Dans un 1er temps ð étude sur les maladies (variole, tuberculose,peste, grippe…) puis développement sur les accident de voiture, du travail, cancer…Il développe son champs d’action.

-         L’IDE peut faire des statistiques en santé publique pour justifier de son activité (centre prévention…)

II/ Les grands axes :

a)      épidémiologie descriptive

-         C’est la partie de l’épidémiologie qui fournit l’information sur l’état de santé de la population. Etudie surtout la mortalité et la morbidité. On recueille ces informations parles certificats de décès, la population globale, courbe des âges, contact Institut de Veille Sanitaire qui ont la liste des maladies à déclaration obligatoire, il créait des réseaux de veille sanitaire pour les épidémies.

û Mortalité : étude des décès

û Morbidité : étude des maladies

-         En France c’est très localisé tandis qu’en Angleterre l’épidémiologie et  très délocalisé.

-         Les relevés épidémiologiques dépendent de l’OMS pour leur interprétation. Ce sont des comparaisons internationales (ex : le SIDA)

-         Les limites de ces études sont l’accès aux informations.

-         BUT : C’est une donnée brute avec une population donnée. C’est un constat qui va servir à la planification des actions et de la carte sanitaire. C’est une carte hiérarchique des pb de santé nationaux et internationaux. Cela définit les axes de recherche.

b)      épidémiologie analytique :

-         Permet de mettre en relation pathologique et facteurs (cdt° de vie, travail…). C’est l’étiologie ð étude de la cause

-         C’est l’analyse de la cause de cette pathologie. Cette recherche est validée par démographie et argumentation du pb.

c)épidémiologie pragmatique

-         Recherche des facteurs de risques (chaleur, vétuste …)

d)      épidémiologie de différents types

   Ä Intervention et évaluation

-         Evaluation épidémiologique des actions de prévention engagées pour telle maladie (ex : vaccination, éducation, essai thérapeutique,dépistage…)

e)Rapports entre épidémiologie et statistique

   - L’épidémiologie s’appuie sur les statistiques pour donner ces chiffres. On ne peur pas définir l’une sans l’autre.

   

III/ Les différents types d’enquêtes :

-         Enquête épidémiologique : c’est le protocole qui cherche à répondre à une action précise. Selon le domaine étudié et des informations recueillies pour analyser.

-         Enquête exhaustives : ce sont des informations complètes (indicateur : certificat de décès : Institut nationale scientifique et de la recherche médicale). La PMI va donner des infos importantes sur l’état de santé des enfants.

-         Enquête par sondage : concerne une fraction de la population qui soit représentatif (touche tout les genres âges et sexes). Ce n’est pas fiables, ni objectives.

-         Enquête descriptive limitée dans le temps : prend en instantanée une population donnée sur un temps donnée. Permet de réaliser des enquêtes de prévalence.

-         Enquête analytique :

Ä     Enquête transversale : sur une journée avec toute la population. Pas de distinguo (maladies, signes…)

Ä     Enquête de cohorte : sur un groupe d’individu qui ont vécu des évènements communs

Ä     Enquête avec des cas témoins (enquête rétrospective…)

Conclusion :

-         Protocole d’enquête épidémiologique :

      Ä Objectif de l’étude : voir quelle est la place de cet objectif dans la recherche et les retombées scientifiques pour la population.

      Ä Le type de l’étude : cible choisie

      Ä Mode de sélection des unités d’étude

      Ä Enquête prospective (pour étude analytique) préciser les critères de définition de cohorte

      Ä Entretien au questionnaire

IV/ Les séries statistiques

-         Il faut : û une population (ex : 18 – 25 ans)

                   û Des individus (membre population) peur extraire un échantillon

                   û Le caractère (cheveux, yeux…)

                   û Variable discrète : prend en considération des valeurs isolées (valeur : mesure du caractère). Toute les valeurs d’un ensemble : variable continue

                   û Effectif (x indice…) soit effectif total ou effectif annulé

La loi de Santé Publique

I/ Loi n°2004-806 du 09/08/2004 : loi de santé publique

-         Les différents événements sanitaires des dernières années et l’épidémiologie montrée des failles en matière de prévention (augmentation du SIDA, tuberculose, faible couverture vaccinale…) Aussi les disparités en espérance de vie (ex : différence entre les midi Pyrénées et le Nord Pas de Calais qui ont 4 à 6 années d’écart d’espérance de vie).La mortalité prématurée des ouvriers : 3fois plus que les cadres et libéraux.

-         L’enveloppe budgétaire très faible en matière de prévention est aussi une des raisons de la création de cette loi.

-         Les politiques après avoir réfléchi se rendent compte qu’il y a beaucoup trop d’intervenant (sécu, commune…) en santé publique. Cette loi permet de cadrer tous ces intervenants.

-         La formation en santé publique est mal connue.

-         Les nombreux départs en retraite des médecins et qui ne sont pas remplacés. C’est aussi une discipline qui est peu connue des médecins.

-         Depuis 2002, il y a une réflexion autour des soucis de santé publique. Une des priorités a été de clarifier la responsabilité de l’Etat en matière de santé publique.

-         Les objectifs de l’Etat en Santé Publique :

A.     Objectif de cette loi

F Surveillance et observation de l’été de santé de la population

F Lutte contre les épidémies

F Prévention des maladies, traumatismes et incapacités

F Amélioration de la qualité de vie des personnes malades, handicapées, et dépendante.

F L’information et l’éducation à la santé de la population

F L’information et la diminution des risques en matière de santé par le développement de l’accès au service et le diagnostic sur l’ensemble du  territoire

F La qualité et la sécurité des soins et des problèmes de santé

F Meilleure organisation du système de santé et sa capacité à répondre aux besoins des préventions et de prise en charge des maladies et handicaps.

F La démographie des professions de santé.

B.     Orientation de cette loi

o       La région va être dans la mise en œuvre des objectifs de la loi de Santé Publique

C. Les plans nationaux à atteindre pour 2008

1) Plan national de lutte contre le cancer (2003 – 2007)

- A l’initiative de Chirac qui considère que c’est un drame national. Ce plan comprend 6 chapitres et 70 mesures. Les 6 mesures :

F Prévenir             F Dépister       F Soigner            F accompagner          F Enseigner

F Comprendre et découvrir

-         Création de pôles régionaux de suivi et de lutte contre le cancer

-         Renforcement au niveau des conditions de l’annonce de cancer. Définie en terme de lieu, de déroulement, il doit y avoir eu concertation de l’équipe, membre de la famille si souhaité, explication claire au patient et information accessible au patient.

-         Développement des soins à domicile, avec formation des IDE pour pouvoir dispenser des chimiothérapies au patient

-         Partenariat plus important entre la structure, le service, et les soins à domicile.

-         Accès beaucoup plus rapide aux IRM, scanner…

-         Enveloppe budgétaire conséquente pour la recherche en matière de soins et de traitement

2) Plan de santé environnement

            - Impact de l’environnement au niveau professionnel et industriel

      3 grands objectifs

      F Garantir un air et boire une eau de bonne qualité

      F Prévenir les pathologies d’origine environnementales

      F Mieux informer le public et protéger la population sensible en particulier enfants et femmes enceintes.

      F Améliorer la prévention du saturnisme

      F Améliorer la prévention de la légionellose

3) Plan de lutte pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques :

4) Plan de lutte contre les maladies rares :

- Doit permettre de mieux connaître l’épidémiologie des maladies rares

- Former les professionnels à la prise en charge de ces maladies

5) Plan national de lutte contre la violence et les conduites addictives

Cidalia & Lydie